Rêveries d'un promeneur solitaire...
Quand je pense qu'il y en a qui partent à l'autre bout du monde chercher le paradis...et qu'il est simplement au bout de la Nationale 165, dans un joli village qui porte le nom de La Trinité sur Mer... Quand je suis arrivée là-bas mardi après-midi, la mer était dorée. Le ciel était d'un bleu éclatant, et le soleil se reflétait profondément sur l'eau, comme s'il goûtait avec délices la sensualité de ce moment. Les couleurs sont chaudes, la température de l'air oscille entre 16 et 20°... Et les plages sont encore désertes. Que j'aime ces instants printaniers, où la douceur de l'air rime avec celle du paysage ! Aucun touriste ne vient ici perturber la calme beauté de la côte, et il est particulièrement agréable de venir profiter de l'éclairage sublime de la baie. Ne cherchez plus le paradis sur terre, je l'ai trouvé. Il est parfaitement impossible de décrire avec des mots cette impression de douceur et de sérénité, de chaleureuse harmonie qui vous enveloppe et vous émerveille, quand on arrive à la pointe. Nulle part je n'ai vu d'endroit si magique, où tous les soirs une lumière différente éclaire d'un nouveau regard ce petit coin de dune entouré d'ajoncs. Ce tournant d'où l'on voit jusqu'à Beaumer, bien avant d'arriver sur la plage, et avant les bunkers. Jamais je n'ai été déçue par ce spectacle du soleil couchant. L'éclairage est toujours différent, allant du jaune pâle au violet foncé, en passant par toutes les nuances de l'orange et du jaune, du bleu et de l'or.
J'ai passé deux jours là, dans ce petit coin de France qui en été devient l'une des capitales renommées de la villégiature littorale. L'air y est plus vif et plus iodé qu'à Guer, et j'avoue profiter à fond de ce centre naturel de remise en forme. Ce n'est pas un hasard si l'industrie thalassothérapeutique s'est installée à quelque kilomètres de là, à deux pas des longues plages de ce sable blanc et fin qui a fait la réputation de la baie. En ce qui me concerne, j'ai tout autant profité du babil de ma charmante nièce de 14 mois, et de son dynamisme inné qui l'a fait marcher à 9 mois et une semaine. Elle en est actuellement à répéter consciencieusement tout ce qu'on lui dit en baragouinant quelques mots dont on reconnaît -parfois avec un peu de difficultés !!- l'intonation et les sons. Le déclic de la parole viendra peut-être rapidement, qui sait? En attendant, j'ai rarement vu d'enfant si heureux de vivre et si communicatif.
Voilà. Je suis rentrée hier soir, pour retrouver un Florian heureux de ses crapahutages, mais crevé. Aujourd'hui, rien de particulier sinon que j'ai emmené ma voisine du dessus passer son permis à Ploërmel (elle l'a eu !!), et rempoté mon hibiscus. Le temps est toujours aussi magnifique, et je crois que demain sera un jour à lire allongée confortablement sur un siège du balcon, au soleil... Je vous laisse profiter de la grisaille parisienne avec plaisir !!!