Bonsoir...
Il est 19h45, et je suis encore devant mon écran d'ordinateur. Que dire? Florian n'est pas encore rentré, il ne sera pas là avant 20h30, 22h peut-être. Journée planplan, comme hier. Averses, éclaircies, averses, éclaircies... En même temps, le lever fut rude ce matin, après les quelques heures passées à écouter des groupes de musique déchaînés se trémousser sur la grande scène du Cercle Elèves dressée pour la saint Patrick des Ecoles.
Revenons en arrière. Florian est rentré à 19h30 du terrain hier soir, vanné, marchant sur les genoux. Cela fait trois ans que je rate, toujours pour une bonne raison, la saint Patrick et les concerts de Soldat Louis, que j'apprécie énormément. Je n'ai donc aucune envie de rater Kreposuk et de remettre encore cette soirée prometteuse à plus tard, à savoir l'année prochaine. Florian n'a qu'une seule envie, évidemment, dans son état: dormir dans un lit, et vite. Comment concilier les deux parties? Je mets Florian au lit à 20h30 après un bain brûlant, et le réveille à 21h45, après une bonne petite sieste d'une heure. Il finit par se lever et s'habiller, finalement motivé par l'attrait d'une nuit magique.
Et de 22h30 à 1h du matin nous assistâmes aux concerts successifs des groupes de rock des Ecoles, au milieu d'une foule d'étudiants en délire, certainement shootés par le volume des hauts parleurs juste devant eux, en bas de la scène. La bière coule à flot, et l'odeur des crêpes chaudes se mêle à celle de tabac et de sueur qui emplit la salle. Les étudiants et militaires mélangés pour une fois sont déchaînés, au point de provoquer une hystérie générale. Il est difficile d'échapper à leur sarabande endiablée qui entraîne la moitié de la foule à chaque roulement de batterie. Quand soudain, au milieu d'un nuage de fumée jaunie par les spots , et sur un sample de batterie cinq musiciens aparaissent sur scène. Deux guitaristes, un violon et un joueur de bombarde semble-t-il. L'ambiance s'amplifie, sur le solo du guitariste, le chanteur du groupe. Et c'est parti pour une nuit d'enfer. Au milieu de la pièce, l'énorme table de mixage est prometteuse pour la fin du concert. En attendant, ce soir, c'est Kreposuk qui vous chauffe la salle. Ils n'y vont pas par 4 chemins, les 5 musiciens sur le devant de la scène sautent à pieds joints entre chaque couplet pour ajouter à l'entrain de la musique. Les spots tournent à vous rendre malade.
Nous sommes partis 30 minutes après le début du concert, comme saoulés par un trop plein de musique et de bruit. Difficile de parler dans cette atmosphère moite et animée. On se croirait sur une autre planète. Un grand merci à Stan qui a organisé cette soirée sympathique, et qui n'a pas pu en profiter, avec un pied dans le plâtre et des béquilles.
Je pense que nous y retournerons l'année prochaine. En tout cas, pour les fanatiques de musique bretonne actuelle, écoutez donc un extrait de l'album de Kreposuk. Ils ont certainement de l'avenir dans le métier...