Mercredi...
C'est fou comme le temps passe vite quand l'inactivité vous prend. Imaginez, hier, mercredi, je n'ai rien fait. En même temps, c'est assez difficile de bouger quand on habite à 45 bornes minimum de la première ville au sens plein du terme. Autant rester chez soi, à regarder tomber la neige, en attendant d'aller déjeuner au mess. Après tout, l'appart a tout de même besoin d'un coup de chiffon de temps en temps, histoire de garder la forme. Et puis, j'avais promis à la table base que je lui passerais un coup de cire. Alors pourquoi attendre?
A 11h30, Florian vient me chercher pour aller au mess. Ce n'est pas très loin, mais vu le temps qu'il fait, c'est plutôt agréable de se faire emmener. Nous arrivons avant l'heure d'ouverture, ce n'est pas grave, nous serons les premiers. Ca tombe bien, comme ça je serai à l'heure pour le cours de sophro. La semaine dernière je n'y suis pas allée, nous avons terminé de déjeuner bien après le début du cours.
12h30: le cours commence. Impossible de me décontracter complètement. D'habitude, j'arrive plutôt bien à voir mes branches se déployer autour de moi et les écureuils jouer sur mes racines (oui, la métamorphose en arbre est une technique de relaxation, je ne plaisante pas, c'est un sujet très sérieux!), mais alors là, pas moyen d'y arriver. Surtout quand on attaque la position du sumo. Pas très sexy tout ça !!! Je préfère finalement la position allongée pour me détendre. Au moins on n'essaie pas de se battre avec son équilibre !!
13h30, j'attends Florian sous la pluie. Il doit me laisser la voiture pour que je puisse rentrer. Sinon, il me faudrait traverser tout le camp bâti sous un déluge de flotte. Beûrk, la neige s'est transformée en pluie. Le camp est un véritable marécage.
Je me dépêche de rentrer, Caroline doit passer à la maison prendre un café. A 14h30 tapantes, la sonnerie retentit. Je me hâte de boucler un projet d'affiche, et je lui ouvre. Petit café tranquille dans le salon, on papote grec et latin (ça me manque quand même), et grammaire et stylistique... Je finis par lui passer une syntaxe latine (il faut bien que mes bouquins servent à quelqu'un si ce n'est plus à moi), et la voilà repartie vers un nouvel exercice de thème...Je me retrouve face à moi-même. Encore une heure où je m'amuse avec Photoshop, et c'est à mon tour d'aller chercher Florian à la compagnie.
Au programme de ce soir, "Une journée en enfer", pour se distraire un peu les neurones. j'aime bien Bruce Willis pour ça. Il a un humour sympa, qui change de la grisaille guéroise habituelle ...